INTERVIEWÉE PAR « S’ÉVADER À TRAVERS LA LECTURE » SUR FACEBOOK LE 31/10/2015

Bonjour à tous et à toutes . Bienvenue sur notre plateau. Aujourd’hui c’est votre chronitheque qui fait le reportage en personne. Nous recevons la chroniqueuse Saphir auteur des pages
 » Les peripeties de Saphir  » et  » Les intrigues de Tristan » sur  Facebook.  Découvrons- la!

1) Bonjour chrochro. Je suis ravie de t’avoir à mes côtés sur ce plateau. Pourrais-tu te présenter en quelques phrases ?

Avant de répondre à la question qui m’ait posée, je tiens à remercier la rédaction de « S’évader à Travers la Lecture » pour l’intérêt qu’elle porte à mes oeuvres et à la culture, en général.
Je m’appelle Saphir, la trentaine révolue et d’origine Camerounaise. Chimiste de formation et férue de lecture, j’ai cependant un penchant pour tout ce qui a trait à l’Humanitaire.

2) Quand as-tu commencé à écrire sur Facebook ? Quels en étaient les thèmes ?
J’écris depuis l’âge de 12 ans car, comme d’autres adolescents, j’ai commencé par un journal intime. J’ai été obligée d’arrêter d’écrire pour me consacrer à mes études et j’ai repris, quelques décennies plus tard.
J’ai eu le déclic en parcourant le Web 2.0 et tout particulièrement Facebook. J’ai créé ma page Chronicale , « Les Péripéties de Saphir », le 13 janvier 2013 soit deux mois après avoir découvert le monde des Chroniques sur Facebook ; c’est ainsi que ce qui était un jeu, est devenu une passion.

3) Comment en es-tu arrivée à écrire sur Facebook ? Quelles ont été tes motivations ?
J’avais plusieurs motivations à savoir : le besoin d’être lue, jugée et critiquer afin de m’améliorer et dans la moindre mesure, même si cela reste une utopie, refaire le monde avec mes mots, bousculer les consciences. Faire passer des messages par le biais des émotions, est très vite devenu mon leitmotiv. Facebook est le réseau social le plus populaire, ce qui offre une visibilité plus grande que les sites d’hébergement de blog.

4) À la lecture de la chronique « Saphir »on a l’impression qu’il s’agit de ton histoire. Tu nous as raconté l’histoire de Saphir depuis le CM2. Nous avons fait un bond dans le passé, lorsque nous recevions des fessées de nos maîtres (pour calcul mental non fait et autres). Peux-tu nous en dire plus? C’est de toi il s’agit ?
Je mets une partie de moi dans chacune de mes chroniques à un pourcentage variable. Il est à noter qu’en plus de la réalité, j’ajoute beaucoup d’imagination en plus d’un soupçon de fantaisie.
« Saphir » est le reflet de la vie de nombreux africains et africaines de ma génération.

5) Quand on te lit, on s’aperçoit que tu as fait beaucoup de recherches mais également tu t’adresses beaucoup à tes lecteurs à travers des questions ouvertes et ainsi on apprend encore plus. Quelle en est la raison?

Grâce à des outils tel que la boîte de dialogue, le partage des publications sur les fils d’actualité et la possibilité d’interagir avec les lecteurs, on peut faire évoluer son travail dans le bons sens grâce à leurs avis instantanés et à leur proximité.

Chronitheque: Oui . Ainsi on recueille plus d’avis on s’informe sur la psychologie des lecteurs. Ca me rappelle quand Saphir à été frappée toute la nuit par son père et que tu as demandé au public leur avis sur le comportement du père. Moi du coup j’ai pensé : Cest un peu excessif de la taper toute la nuit mais en même temps elle réfléchira á deux fois avant de voler une autre fois.

Voilà, tu as tout compris…Tout est vraiment discutable au niveau de l’éducation.

6) Tu as déjà à ton actif huit chroniques finies. Pourrais-tu nous éclairer sur le choix des personnages?

Avant de répondre à la question posée, je tiens à apporter un rectificatif :
j’ai à mon actif en plus des huit chroniques sur la page, près d’une dizaine de chroniques que j’ai retirées de la page ou que je n’ai jamais publiées en plus des nouvelles.
Concernant le choix des personnages, je les choisis en fonction du thème que je souhaite développer dans la chronique. Avec le temps, j’ai pris
l’habitude de faire évoluer mes personnages et surtout de leur donner un rôle précis.

7) Il y a deux histoires incomplètes sur la page. Quand penses-tu pouvoir les finir?

Dès que j’ai du temps et une suite à donner à ces histoires, je le ferais. Je sais ne pouvoir m’y dérober avec des lectrices comme toi.

8) Qu’est-ce qui t’a poussée à publier, à dépasser le stade des chroniques sur Facebook?
Concernant le passage du virtuel au réel, si je puis m’exprimer ainsi, tout par d’un banal pari. Une amie m’a mise au défi d’envoyer mes textes à des maisons d’éditions, et moi pour le relever, je me suis exécutée.
J’ai été surprise par les réactions des maisons d’éditions et surtout, par celles des comités de lecture. C’est ainsi que j’ai décidé de me faire éditer.

9) A ce propos, quelle a été ton ressenti ? Avec le recul, que dirais-tu ?
Publier relève du parcours du combattant, un jeune écrivain se berce généralement d’illusions, a des rêves pleins la tête mais est obligé de se réveiller et faire face, en rentrant dans la fosse aux lions.
La fourchette des prix proposée aux jeunes écrivains pour se faire publier est un premier obstacle, la fourchette des prix étant de l’ordre de 2700 à 4200 euros. Généralement, l’on est contraint de se substituer à l’éditeur, afin de limiter les dépenses à savoir, la recherche d’un infographiste, la relecture et correction des textes.
Le plus difficile n’est pas le prix élevé du service offert par l’éditeur, mais le prix élevé des ouvrages qu’il fixe seul sans tenir compte du niveau de vie moyen des lecteurs, ce qui a pour effet de limiter les ventes.
Je peux affirmer sans risque de me tromper que le seul point positif de cette aventure est de se faire connaitre, les droits d’auteurs étant des peccadilles.

10) Que de péripéties, mais cela ne t’a pour autant pas empêché de penser à publier un autre livre. Pourquoi ?
En effet, malgré toutes les péripéties inhérentes à la publication des deux premiers livres, je n’ai effectivement pu m’empêcher de réitérer l’expérience. Après lecture, mon entourage m’a vivement conseillé de recommencer, mais différemment.

11) En te lisant, force est de constater que tu oses, tu traites des sujets assez sensibles. Pourquoi ?
Il est vrai que j’aime à écrire, évoquer des sujets sensibles, parce qu’en écrivant, je crie ma peine et ma douleur, je fais état de ce qui me touche. Je suis obligée de dépeindre la société, telle que je la vois.
Pour moi, rien ne devrait être tabou dans la société et partant de ce fait, je ne saurais me brimer et écrire pour faire plaisir aux lecteurs.
En tant qu’auteure, j’ai un devoir de vérité, j’ai le devoir de dire ce que je pense avec mes mots, de ne pas pervertir la vérité même si toute vérité n’est qu’une illusion de l’esprit.

12) Ta page est une véritable mine d’informations. On y retrouve plusieurs thèmes dont la violence conjugale, viol, polygamie, culture africaines, religions importées et j’en passe. C’est un réel rdv du donner et du recevoir. Quel but poursuis-tu, Informer et t’informer ?
D’aucuns me qualifient d’auteure « engagée » (non dans le sens politique du terme) car à travers mes écrits, je sensibilise et essaie d’apporter avec humilité, une dimension morale nous plongeant dans le décor d’une société individualiste, avec son lot de travers et de préjugés. En plus de l’aspect moral et ludique, j’aime à me plonger dans les méandres de la culture africaine et valorise donc les cultures et coutumes variées, permettant ainsi à mes lecteurs de voyager, se rapprocher et s’enrichir.

13) Serait-il possible d’évoquer la levée de fonds, qui a eue lieu sur la page ?

La levée de fonds sur la page avait pour but de m’aider à réaliser un projet qui me tenait vraiment à cœur. Et pour ce faire, j’ai procédé à une évaluation de la situation et me suis rendue compte que je ne pouvais y arriver toute seule, raison pour laquelle, j’ai fait appel à la générosité des Saphirois et Saphiroises qui pour certains, ont été assez réactifs.
Dès 9152 lecteurs que comptent la page, seule une dizaine a réagi, j’ai ainsi pu récolter 250 euros sur la somme escomptée.
La levée n’ayant pas été un franc succès, disons-le, j’ai décidé de me lancer dans un autre projet, certes ambitieux mais réalisable.
Avant de clore le sujet, je tiens à rendre hommage à ceux et à celles qui m’ont soutenue tout au long de cette aventure, Paola Bell, Maleine Drame, le Comité des Saphirois et tous les autres. Merci du fond du cœur, j’ai été touchée et je vous en suis reconnaissante car chaque euro a été donné avec amour, merci pour votre générosité et cette marque d’affection. J’espère continuer à vous satisfaire et vous faire rêver.

14) « Projet ambitieux », ce groupe de mots m’a plus qu’intéressée. A quoi fais-tu allusion ? Est-ce un Scoop ?

Un scoop, je ne sais pas, je ne crois pas. J’ai décidé pour diverses raisons de m’auto-éditer ; c’est une nouvelle aventure mais ne dit-on pas que c’est en forgeant que l’on devient forgeron ?

15) Est-ce facile ? Pourrais-tu être plus explicite ? Que dirais-tu aux chroniqueuses et lectrices qui hésitent à le faire.

Créer un projet, le penser, est la première étape et je crois la plus importante. Après vient la phase de construction, la recherche
d’informations et au cours de toutes ces étapes, l’on est sujet à des doutes,
l’on cogite, l’on n’est pas certain de la viabilité du projet, c’est normal. Il faut maintenir le cap, faire preuve de pragmatisme, savoir et pouvoir se remettre en question.
Je ferais surement et encore des erreurs, que je corrigerais avec le temps ; ce n’est qu’ainsi que je pourrais acquérir de l’expérience.
Mais qu’est-ce, en voyant le bout du tunnel .

16) La vie de chroniqueuse n’entrave- t- elle pas celle de la famille? Comment arrives- tu à concilier toutes ces vies ?

Cumuler toutes ces « vies » requiert, une organisation assez stricte et rigoureuse de son emploi de temps, un sens de priorités et une bonne dose de sacrifice

17) Comment trouves-tu les lecteurs? Comment qualifierais-tu leur accueil et participation ?

Les Saphirois pour la plupart en qualité de lecteurs sont assez passifs dans le sens où, la majorité préfère juste lire. Ceci étant, j’ai réussi à fidéliser certaines personnes qui n’hésitent pas à commenter, dépiécer les suites en messages privés, porter des critiques et surtout faire des suggestions.
Ce sont les critiques et les suggestions des lecteurs qui nous permettent
d’évoluer. Merci à ceux et à celles qui se reconnaîtront, merci à ceux et celles qui font vivre la page en commentant, partageant les suites et marquant leur passage d’une manière ou d’une autre.

18) Quels sont tes futurs projets en matière de chroniques ?

Continuer à écrire, continuer à publier des livres, continuer à faire plaisir aux lecteurs. Bien des surprises en perspectives pour les lecteurs, et des challenges pour ma personne.

19) Donc pour résumer, si on veut lire Saphir ….?

Pour me lire via les réseaux sociaux, je vous invite à vous rendre sur mes pages Facebook, » Les péripéties de Saphir » et « Les Intrigues de Tristan ».
Pour ceux et celles qui comme moi, aime à toucher le papier et s’enivrer de son odeur avant de stimuler les mirettes, les versions papiers( et électroniques) accessibles sur des sites diffuseurs tels que Amazon, Edilivre… sous le nom d’auteure SAMBA SAPHIR pour les deux premiers livres et dont les liens sont les suivants:

« Le Pardon Ultime »
http://www.amazon.fr/gp/product/B00N8AH0OI?keywords=SAMBA+SAPHIR&qid=1441382699&ref_=sr_1_2&sr=8-2

« Liens Sacrés »
http://www.amazon.fr/gp/product/2332640371?keywords=SAMBA+SAPHIR&qid=1441382699&ref_=sr_1_1&sr=8-1

Pour ceux qui résident en Afrique et hors de la France, voire de l’Europe, faites-moi un message privé sur l’une de mes pages et je vous répondrais.
Pour toutes actualités concernant mes écrits, vous êtes invités à faire de temps à autres, un tour sur ma page auteure : SAMBA SAPHIR.

20) Pour le troisième livre ?

Pour le troisième livre dont la publication officielle est prévue pour le 7 Novembre 2015, toutes les informations nécessaires à la commande seront communiquées sur mes pages.

21) Donne-nous un secret et Un mot de fin pour notre public.

Un secret, je dirais tout simplement, persévérer, oser tout en restant humble. La vie n’est et ne sera jamais un long fleuve tranquille. N’est pas plus fort, celui qui gagne toutes les batailles les unes après les autres sans difficulté, mais celui qui sait se relever après les échecs, apprend de ses erreurs et trouve au fond de lui et en le Très Haut, la force de repartir et continuer à se battre.

Merci à ceux et celles qui me suivent depuis le début, ceux qui ont pris le train en marche et surtout, Merci à rédaction de « S’évader à travers la lecture » qui m’a offert l’opportunité de m’exprimer et aller à la rencontre de ses abonnés.
Je crois qu’en deux heures, j’aurais pu rédiger l’équivalent d’une suite et ne suis donc plus apte à satisfaire les lecteurs pour ce jour ; ce n’est pas ma faute mais bel et bien, celle des blogueuses de « S’évader à travers de la lecture ».

22) Et Saphir sur les réseaux sociaux ?

Sur le Web 2.0, vous me trouverez sur Instagram, Twitter, Facebook et Wattpad (labigsaphir).
Je tiens à préciser que j’ai déjà publié une nouvelle sur Wattpad suis entrain de terminer la deuxième.

Nous sommes au terme de notre interview. Nous vous remercions de nous avoir suivi. Rendez vous donc le 07 Novembre 2015 sur les pages de notre chroniqueuse pour le lancement de son nouveau livre.